Pulsions alimentaires, et les principes anti-régime

Souvent confondu avec la boulimie, les pulsions alimentaires sont des crises alimentaires sans comportement compensatoire (vomissements, laxatifs, exercice, jeûne). Cela peut faire prendre du poids, et mener vers l’obésité.

Ces comportements peuvent être liés à des régimes à répétition – on se prive (ce qu’on appelle la restriction cognitive) – puis, on compense la privation.

Quand on se bat avec son corps, et son poids, depuis un certain temps, un comportement de « tout ou rien » peut s’installer. Soit, on se comporte « bien » avec la nourriture, et on vit plus ou moins tout le temps en régime avec les aliments considérés comme aussi « bons » ou « mauvais ». On se prive de ce que l’on aime, jusqu’à ce qu’on « craque », puis là, on se « laisse aller ». Ou bien, tous les jours, on mange ce qu’il ne « faut pas » ou un peu plus que ce que l’on veut. Il y a un sentiment de « pas assez ».

Il n’y aura jamais assez de nourriture pour récupérer les privations de tant de régimes, ou pour se distraire, se réconforter, se fortifier…or, être nourri est une métaphore qui touche au plus profond d’un individu. La psychothérapie tentera de vous aider à trouver comment vous nourrir de votre vie, plutôt que dans des excès alimentaires. La psychothérapie pose la question – comment vous combler, vous faire participer pleinement dans la vie, d’une façon où vous n’aurez plus besoin de recourir à la nourriture si vous n’avez pas faim physiquement? Comment vivre pleinement votre potentiel de bien profiter de plein de choses, et aussi de la nourriture, sans privation et avec un équilibre qui vous convient ?

Principes anti-régime

On peut apprendre à manger « normalement », même si on souffre d’un trouble de comportement alimentaire. Les régimes peuvent faire maigrir dans un premier temps, mais on regrossit (même davantage !) dans un deuxième temps. Les régimes créent (encore une fois) la restriction cognitive.

Les régimes gâchent le métabolisme, et créent une déconnexion entre les sensations de la faim et la satisfaction.

Il faut apprendre à s’accepter et à s’écouter même si on n’est pas content de sa façon de manger ou de son poids.

La plupart des personnes entament un régime parce qu’elles ne se trouvent pas bien. Or, on peut changer beaucoup plus facilement si on agit en accord avec soi-même, et non par « punition ».

On n’a pas forcément besoin de maigrir pour bien vivre.

Parfois, les problèmes du comportement alimentaire dissimulent d’autres soucis.

  • Est-ce qu’on a du mal à s’occuper de soi-même – on prend soin des enfants, du compagnon (ou de la compagne), et de tout le monde sauf soi ?
  • Est-ce qu’on fait ce que l’on aime vraiment dans la vie (on n’est pas épanouie dans le travail, etc. Du coup, le fait d’être mince, ou de faire un régime, pourrait « tout changer »)
  • On n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui ne va pas, mais on n’est tout simplement pas très heureux (se)…
  • Parfois on essaie de soulager les tracas de la vie en se donnant une fausse solution, comme un régime. Parfois les gens cherchent une solution ailleurs (sectes, alcool/drogue, dépenses, etc.) Si on a du mal à reconnaître et comprendre son mal-être, on essaie de le dissimuler.