Accueil des enfants/adolescents

Les enfants et les adolescents ont besoin d’un accueil en psychothérapie qui n’est pas celui de l’adulte. Un enfant, la plupart du temps, fait sa psychothérapie par le biais du jeu et du dessin. La psychothérapeute discerne à travers l’expression de l’enfant ce qui lui arrive au niveau psychologique, et intervient également par le jeu.  Lorsque votre enfant sort de sa séance en disant “on a bien joué !”,  il a bien travaillé avec la psychothérapeute. Le jeu est le moyen privilégié pour se mettre en relation de confiance, et partager son monde intérieur avec son interlocuteur.

On reçoit des enfants pour des troubles alimentaires et phobies alimentaires, soucis relationnels, soucis scolaires, troubles de sommeil, et des peurs ou angoisses. L’enfant peut aussi vivre des effets psychosomatiques (symptômes physiques de son stress psychologique) souvent exprimés par des maux de ventre, ou des sensations corporelles.

Les buts de la psychothérapie par le jeu sont multiples. On souhaite que l’enfant souffre moins de l’anxiété, des symptômes psychosomatiques, du deuil ou du trauma, ou bien se sentir mieux à l’école et avec ses pairs, de pouvoir étudier et s’organiser davantage, gérer sa colère ou son agressivité, dépasser les phobies, etc.

L’enfant pourra gagner en résilience et en capacité de réflexion. On vise à débroussailler le chemin pour la reprise d’un épanouissement développemental. L’enfant prendra confiance en lui-même et dans ses relations, et saura mieux s’adapter et compenser face aux difficultés qu’il rencontre.

L’adolescent

L’adolescent ne joue pas comme un enfant, mais aurait du mal à être reçu tout à fait comme un adulte en psychothérapie. Les pressions sociales et scolaires, et les changements biologiques intenses et rapides affectent chaque individu différemment. C’est l’âge où l’on peut être atteint d’angoisse et d’anxiété, parfois accompagné de troubles alimentaires (anorexie, boulimie, pulsions), de symptômes physiques (psychosomatiques), et des soucis relationnels avec les pairs ou la famille. Parfois on peut rencontrer une dépression sous-jacente qui s’exprime par la lassitude, la colère, ou les symptômes mentionnés ci-dessus.

Les séances parentales

On commence une psychothérapie avec un enfant en le voyant avec les parents (les deux si possible). Au bout de quatre séances de psychothérapie individuelle, on reçoit les parents pour une séance de bilan et d’information, sans la présence de l’enfant. Ceci permet aux parents d’expliquer l’histoire de leur enfant, d’en parler librement, et de renseigner la psychothérapeute sur son comportement et son évolution. La psychothérapeute ne dévoile pas ce qui est dit par l’enfant, mais renseigne sur le processus thérapeutique, explique, et conseille les parents (si besoin). Parfois, un enfant ou la famille auraient besoin de soins supplémentaires (thérapie familiale, psychiatre, bilan psychologique, etc.). C’est lors de cette séance où l’on en fait le point.

Les séances parentales pour des adolescents se mettent en place avec l’accord du patient, et (encore) avec la précision que ce qui est dit spécifiquement dans sa psychothérapie ne peut pas être dévoilé à ses parents. Si l’enfant exprime des idées où il y aurait risque d’un comportement dangereux pour lui-même ou autrui, on est, bien sûr, dans l’obligation d’informer les parents.