La Psychosomatique

Maux de ventre, soucis de digestion, maux de tête… souvent on se dit que c’est dû “au stress”. Parfois on peut avoir des sensations étranges de vertige, d’irréalité (dissociation) ou d’un grand fatigue.

Chez les enfants, on peut rencontrer ces mêmes maux – peut-être avant d’entamer une nouvelle activité, d’aller à l’école, etc. Ou bien, on rencontre des soucis de sommeil, ou des crises d’angoisse (tremblements, etc.).  Ce qui est assez fréquent chez les enfants, par exemple, sont des régressions dans les comportements – c’est-à-dire les capacités déjà acquises se perdent (pipi au lit, refus de situations normalement familières, sucer le pouce à nouveau, etc.).

Quand un médecin décrit qu’un symptôme est “psychosomatique” ou bien dû au “stress”, cela ne veut pas dire que ce n’est pas un “vrai” symptôme. Vous (ou votre enfant) avez réellement mal. Se dire que ce “n’est que” dans la tête ne résout pas votre souffrance.

Dans la théorie de la psychosomatique, nous concevons que votre symptôme physique est présent pour des raisons très justes psychiquement. Parfois ces raisons sont bien identifiables – déménagement, soucis relationnels ou au travail, etc. Votre corps réagit à des hormones de stress que le corps produit face à des situations compliquées à gérer. Mais parfois, le sujet n’a aucune idée sur le “pourquoi” de ces symptômes. Il a du mal à avoir accès au sens profond de ce qui lui arrive – ça semble venir de nul part, lui tomber dessus…

Quand on commence une thérapie pour ce genre de souci, l’enjeu est l’écoute profonde de ce qui “essaie” de s’exprimer par le biais du maux physique.

Est-ce une détresse actuelle, ponctuelle, mais qui réveille et révèle quelque chose de votre histoire qui n’a pas pu être suffisamment intégrée psychiquement ? Nous essayons de voir ensemble comment cette actualité résonne pour vous à un autre niveau, et porte une logique qui vous échappe consciemment.

Ou bien, par exemple, vous n’avez jamais réellement souffert de quoique ce soit au niveau moral (jamais de sentiments de tristesse, colère, déception) mais, par contre, vous avez souvent des maux de dos, de la tête, des soucis digestifs…etc. ?

Ces distinctions seront bien importantes pour savoir comment on aborde une écoute de ce qui vous arrive, et le cadre que l’on adapte pour vous. Dans les deux cas, l’enjeu est de tisser du sens, et trouver la logique psychique de ce qui vous vivez. Quand on peut entamer une réflexion autour du symptôme physique, cela a un effet sur la production des hormones qui provoquent les inflammations ou des réactions somatiques. Dans un langage simple, on essaie de défaire le système de court-circuitage qui “colle” une détresse directement au corps, plutôt que de pouvoir la penser et se l’approprier.

Comme pour toute psychothérapie, parfois il suffit de quelques séances pour trouver un soulagement, mais cela dépend de la nature et la chronicité de votre symptôme somatique.