C’est quoi les différentes psychothérapies ?

On entend parler du “coaching”, ou de “thérapie cognitive-comportementaliste”, de l’hypnose, de la sophrologie, du Gestalt, de l’approche systémique… bref on a pas mal de choix. Il y a des “psys” de tous genres qui pratiquent plusieurs méthodes à la fois.

Voici quelques pistes sur ces thérapies :

  1. Le Coaching : Un “coach” intervient pour aider le sujet à mieux s’organiser, optimiser sa vie, et trouver des solutions concrètes pour son travail et les relations avec autrui. La plupart des coachs n’ont pas d’expertise dans la psychopathologie, car on fait un coaching dans le but d’un résultat d’une meilleure performance dans la vie (comme pour le coach sportif).
  2. La thérapie cognitive-comportementaliste : Cette psychothérapie est très à la mode actuellement. Le travail consiste à remanier les pensées négatives de manière active. Les séances proposent de repérer précisément ces pensées, et de les défier, avec une réflexion plus réaliste.  Le but est de changer le “schéma cognitif” du sujet (c’est-à-dire, sa manière habituelle de réfléchir). C’est une thérapie d’apprentissage, qui donne des directifs (un carnet à remplir entre les séances par exemple) pour arriver à ces modifications cognitives. Le traitement est structuré selon un programme thérapeutique spécifique et s’inscrit dans un contrat thérapeutique – souvent un contrat signé en amont entre les protagonistes.
  3. L’hypnose : Souvent utilisé pour les addictions comme le tabagisme, l’hypnose met le sujet dans un état de relaxation profonde. Selon l’école de l’hypnothérapeute, le but est d’atteindre l’inconscient du sujet pour l’amener vers le changement souhaité.
  4. La sophrologie : Ceci est encore une méthode de relaxation, où on essaie de désamorcer le stress en induisant un état mental apaisant.
  5. La Thérapie Gestalt : Ceci est une psychothérapie dérivée de la psychanalyse, qui s’appuie sur le jeu de rôles, l’expression du corps, et l’expression des émotions au présent. Le but est de se confronter avec tout ce qui est en soi, pour aboutir à un catharsis (soulagement émotionnel) des pressions psychiques.
  6. L’approche Systémique :  Très utilisée en psychothérapie familiale, cette méthode tient compte de l’individu par l’analyse du système dans lequel il évolue. La famille est un système qui affecte chacun de ses membres et qui évolue dans un contexte : le cadre matériel, symbolique, l’ensemble de normes culturelles et sociales. Aider l’individu en souffrance passe par le changement du système : aider les membres de la famille à redéfinir leurs rôles, à modifier les interactions et les modes de communication verbale et non verbale afin d’amener un équilibre plus satisfaisant.

L’approche du Cabinet

C’est possible pour un(e) “psy” d’avoir recours à plusieurs méthodes thérapeutiques, par contre, chaque approche demande (normalement) un investissement important et profond d’apprentissage. Si on prétend être expert en plusieurs approches, et des résultats rapides, ce n’est peut-être pas, malheureusement, réaliste.

C’est pour cela que la psychothérapie proposée au cabinet est basée sur les principes de la psychanalyse, en intégrant quelques notions efficaces et performantes de la thérapie cognitive et comportementaliste (pour remanier les problématiques des troubles de conduites alimentaires, par exemple) et de l’approche systémique.

L’approche de la psychothérapie psychanalytique (qui n’est pas la psychanalyse “pure et dure”, mais une modification de celle-ci) est centrée sur les pressions inconscientes existantes chez chaque individu. Ces pressions exercent une force, la plupart du temps à notre insu, qui poussent à répéter certains comportements, ou bien à ne pas pouvoir avancer dans nos désirs ou prendre certaines décisions. La psychothérapie psychanalytique cible ces répétitions et permet de comprendre en quoi nous pouvons résister à notre propre épanouissement.

Au-delà d’une simple extériorisation accompagnée d’une décharge émotionnelle, la psychothérapie analytique soutient une élaboration progressive des pressions inconscientes par un travail de verbalisation et de symbolisation. Cette élaboration nécessite du temps car les frontières et barrages en place ne peuvent être bousculés, mais sont levés progressivement. Autrement dit, une décharge émotionnelle ne suffit pas pour comprendre en quoi on peut être, paradoxalement, “attaché” à une manière de fonctionner. De comprendre qu’on a du mal à penser “positivement” ne suffit pas à avancer vers les désirs profonds (qu’il faut, d’ailleurs, découvrir), ni de comprendre ce qui crée une résistance à leur réalisation.

L’hypnose et la sophrologie peuvent être aussi des aides à apaiser l’anxiété ou à ralentir un comportement addictif. Par contre, ces méthodes ne vont pas creuser le sens dissimulé du comportement, ni apporter une aide à déceler, encore une fois, le désir profond du sujet pour avancer dans sa vie. Parfois ces méthodes peuvent être rajoutées en conjonction avec une psychothérapie, mais ne sont pas pratiquées au cabinet.