La Boulimie

La boulimie se distingue par un cycle d’alimentation restrictive (dans le but de contrôler le poids) ou bien “normale”, puis des crises alimentaires (avec la consommation de beaucoup de nourriture), et, par la suite, un comportement compensatoire (vomissements, laxatifs, jeûne, sport). 

C’est un trouble qui est souvent vécu dans le secret et la honte. La boulimie n’est pas définit comme un souci de poids, mais du comportement. Ceci veut dire que l’on ne définit pas la boulimie par une taille du corps – il y a des personnes souffrantes qui sont “minces”, en “surpoids”, ou bien “normales”.*

Comme dans l’anorexie, c’est un trouble complexe qui ne soigne pas en “résistant” à l’envie de faire des crises. Dans la psychothérapie, on accompagne le rétablissement par des propositions de changement du comportement alimentaire. Ceci étant, il se peut que ça prenne du temps avant de pouvoir mettre des changements en oeuvre – et là – il faut beaucoup de patience. Souvent on réussit, dans un premier temps, à réduire la fréquence et la violence des crises, ce qui améliore nettement la santé physique et psychique.

Pour les personnes souffrantes de boulimie, l’enjeu est d’apprendre à intégrer la nourriture sans la vomir, ou de faire de l’exercice excessivement, ou de prendre des laxatifs. En psychothérapie, nous explorons en profondeur comment le comportement boulimique fonctionne dans votre vie. Qu’est ce qui le met en route exactement ? Comment la boulimie vous aide ? Sachez que, comme dans tous les TCA, le symptôme est là parce que, quelque part, vous ne pensiez pas avoir une autre solution à votre détresse. Nous touchons aussi à d’autres choses qui sont difficiles à intégrer dont la nourriture n’est une petite partie d’une métaphore plus large dans votre vie. Savez-vous être en vraie relation avec les autres ? Savez-vous intégrer les choses qui vous font du bien, d’une façon générale ?

Est-ce-qu’on s’en sort définitivement ? On le peut, mais comme toutes les maladies que l’on peut avoir dans une vie, la boulimie laisse une trace dans le corps et psychisme du sujet. Il se peut qu’à des moments sensibles, les crises reviennent. Avec une psychothérapie, on est mieux armé pour y faire face, pour pouvoir se poser et poser des bonnes questions, et agir autrement face à des difficultés.

*  L’idée d’un poids “normal” dépend des facteurs que nous ne maîtrisons pas forcément. Pour plus de renseignements vous pourriez voir cette page de l’Association du GROS